Jour J-2 avant le début de la seconde étape des Belgian Poker Series.
Après Namur en avril, c’est à Blankenberge que mon pote Pstars et toute sa clique poseront leurs valises le temps d’un week-end… (ou pour un week-end de beau temps…on peut rêver).
Pour cette occasion, j’ai le privilège de vous annoncer mon recrutement au sein de la Team Pokerstars.
C’est donc sous les couleurs du pique rouge que j’évoluerai durant tout ce tournoi.
Hein? Quoi? C’est le premier avril ou quoi? Becari a trouvé un nouveau sponsor? Il ne va quand même pas nous refaire le coup de 770 quand même?
Meuh non… Pas de panique… J’avais juste envie de me la péter l’espace de trois lignes.
Pokerstars ne m’a bien entendu pas recruté comme joueur. Premièrement, ils n’ont pas les moyens d’assumer mon contrat. Ensuite, il est évident depuis longtemps que toute l’ampleur de mon talent indescriptible ne sera reconnue qu’après ma mort… C’est ça la vie d’artiste. Il faut l’accepter… (Becari en mode Van Gogh qui va se couper une oreille). Et enfin, la dernière fois que j’ai tenté de parler néerlandais avec un indigène à la mer, je me suis fait insulter (en français), et ai failli me prendre une beigne. Il paraîtrait en effet, qu’il faut soit être néerlandophone, soit habiter Knokke pour avoir une chance sur cinq millions d’être recruté (*).
(*)
Petite pointe d’ironie mal placée (je le reconnais), car je sais, de sources certaines, que Pstars envisage très sérieusement le recrutement prochain d’un(e) francophone pour sa Team.Après tant de divagations, revenons-en à nos moutons.
Si je n’évoluerai pas dans ce tournoi comme Pro Pstars, c’est pourtant bien nanti de l’écusson Pstars.be que je serai présent sur Zeedijk ce week-end.
C’est en effet votre Becari préféré qui assumera le live coverage pour la partie francophone du Blog Pstars durant cet événement.
L’arrivée de ce nouveau reportage m’a amené à m’interroger sur le fait d’être, à 33 ans, reporter live dans un tel tournoi.
Houlà… Becari, tu vas faire ton vieux… Je te vois venir…
Ben oui… En général, la moyenne d’âge des bloggeurs est largement inférieure à mes 33 étés (pourris)… Il ne suffit en effet pas d’être une bonne plume (en l’occurrence ici un bon clavier) pour être un bon live coverer. Non… Il faut de l’endurance, de la rapidité, de la condition physique, de la productivité…
Et oui… Je n’ai plus 20 ans… (@JPDB qui va tout de suite penser à ma condition physique: « Je te proute », pour reprendre ton expression favorite de dédain).
Par ailleurs, je sais pertinemment bien que la lassitude est l’ennemi du coverer.
Je peux prendre pour référence mon pote Manu, dont la participation en tant que reporter aux Wasop était aussi la dernière d’une carrière longue de plus de 6 ans. Je pourrai aussi penser au mythique Benjo, dont la résistance légendaire a été excessivement mise à mal lors des dernières WSOP…
Patauger continuellement autour de personnes qui dépensent parfois en 10 minutes ce que tu vas gagner à la sueur de ton front en 5 jours de travail…c’est pas bandant.
Malgré tout cela j’apprécie énormément le fait de pouvoir assister en spectateur privilégié à ce genre de tournoi.
Et il y a deux raisons majeures à cela.
La première raison est d’un point de vue purement instructif. Cela va me donner l’occasion d’assister de près aux productions diverses des excellents joueurs de poker qui participeront au tournoi. Cela va aussi me permettre de pratiquer un de mes passe-temps favori, à savoir l’observation intensive des différentes attitudes des joueurs à table (positions, rituels, gestuelles…). Sans compter que ce genre de boulot m’aide aussi clairement à travailler mon endurance par rapport au poker (il m’est arrivé souvent en revenant d’un événement du genre de claquer une perf on-line ou live dans les jours ou semaines qui ont suivi).
La seconde raison, c’est que j’adore écrire. Et je trouve toujours intéressant de tenter de rendre par l’écriture une traduction relativement fidèle de ce qu’est la réalité pour ceux qui ne sont pas présents.
Pour ce second point, je sais que je n’ai pas la rapidité des jeunes reporters. Mais en ce qui me concerne, il est inconcevable de privilégier quantité à qualité. Je préfère pondre 15 bons billets d’ambiance sur une journée, que de relater 45 coups et 10 infos flash sur le même laps de temps.
Je sais qu’en faisant ce choix, je ne contente jamais tout le monde et m’expose par ailleurs à diverses critiques potentielles.
Pour l’anecdote, l’an dernier au BOPC, sur un forum qui y faisait le live coverage, un néo-critique littéraire, chasseur de sponsors, et doté de qualités orthographiques proches de la plante verte, s’était fendu d’une intervention qui m’avait marquée. Il félicitait les reporters présents de leur excellent travail en regard de la quantité qui était produite sur Circus Poker…
Remarque, vous en conviendrez, clairement orientée et méchante… Le gars n’avait apparemment pas apprécié que l’on ne parle pas de lui (pour un chasseur de sponsor quoi de plus normal). Remarquez, tout ce qu’il a gagné, c’est qu’il faudrait désormais réellement qu’il gagne le tournoi pour que je me sente obligé d’écrire une ligne à son sujet (et gare à lui si c’est sur un coup de chatte)…
Il est évidemment impossible de parler de tout le monde dans un coverage… Avec 300 joueurs sur une journée, et 10H de jeu, 2 minutes maximum devraient être consacrées par personne… (Bigre… même pour Pokernews et ses 40 reporters, ça doit être compliqué… alors pour 1 seul reporter, je ne vous en parle même pas).
Si je me souviens de cette intervention primaire, c’est parce que cette dernière m’avait conforté dans l’idée que ma manière de voir les choses était la bonne.
En tous cas, j’ai de plus en plus hâte d’être jeudi et de vivre cet événement de rentrée comme il se doit.
Au plaisir de rencontrer tous ceux qui y seront…